La troisième réunion de mise en place de la Plateforme Entreprises-Universités

 

Mercredi le 18 juillet 2018 au Campus Kubumenyi Compound, l’Université Lumière de Bujumbura a accueilli la 3ème réunion de démarrage de la Plateforme Entreprises-Universités (PEU). Cette plateforme est pilotée par  L’Agence Universitaire Francophone (AUF) et l’Union des Employeurs du Burundi accompagnées par certains Universités membres de l’AUF comme Université Lumière de Bujumbura, l’Université du Burundi, Université du Lac Tanganyika, l’Université de Ngozi, L’Ecole Normale Supérieure, Ecole Nationale d’Administration… La réunion était présidée par le Directeur de l’Antenne Afrique des Grands Lacs (AAGL) de l’AUF qui a procédé à l’ouverture des activités pour cette 3ème rencontre, à l’accueil des délégués et à annoncer l’ordre du jour.

Vice-Recteur ULBUDans son mot de Bienvenue au nom de l’Université Lumière de Bujumbura, le Vice-recteur Prof. Gérard NKUNZIMANA a souligné l’importance d’une telle plateforme qui vient à point nommé et qui va servir de pont entre les universités et les entreprises.

Lors de cette réunion tout comme dans les 2 précédentes, Les attentes exprimées par les délégués pour cette plateforme, sont entre autres :

  • La prise à cœur par les entreprises du soutien de la recherche vue les difficultés de trouver les moyens d’appui de la recherche au Burundi ;
  • Une bonne intégration des étudiants dans les entreprises ;
  • Amélioration des services grâce aux formations en ligne
  • Contribution de la PEU à la mise en place des formations adaptées aux attentes des entreprises et ainsi cela diminuera la carence du personnel qualifié au niveau local et l’appel à une main d’œuvre extérieure

Le Directeur de l’AAGLL a indiqué qu’il espère que cette PEU sera utile pour les deux parties prenantes ; il a aussi ajouté qu’à travers les attentes exprimées, l’engouement d’avoir cette plateforme reste et se renforce ; il a salué l’implication de tous et a insisté sur la volonté de voir concrétisation des paroles ; Pour ce, une commission a été mise sur pied pour piloter les travaux de la plateforme, étudier toutes les modalités de fonctionnement de cette dernière.

 

Rappelons que la plateforme émane de la stratégie quadriennale 2017-2021 de l’AUF qui est basée sur 3 défis à savoir :

  • Relever la qualité de la formation, de la recherche et la gouvernance université
  • Améliorer l’employabilité et l’insertion professionnelle des diplômés
  • Rendre les universités comme opérateurs du développement global et local

Chaque défi se déclinant en différents axes et l’axe pour le deuxième défis concerne l’amélioration du rapprochement des universités et les entreprises ; ce qui est une nécessité absolue. C’est dans ce cadre alors que l’Agence Afrique Grands Lacs de l’AUF s’est proposé de faciliter ce rapprochement.

 

Après cela, on  a donné l’occasion aux universités de faire leurs présentations  suite à l‘appel à projets lancé par l’AUF. Le premier appel concerne la mise en place ou le renforcement d’une formation professionnalisant. L’appel à projet vise à restructurer et à rendre les formations professionnelles et/ou en créer de nouvelles. L’appel à projet vient répondre à la question : « Comment être directement opérationnel en gagnant une formation de l’AUF ».

Le deuxième appel à projet concernait la réinsertion des étudiants réfugiés en provenance du camp de Musasa (MUYINGA).

Madame Euphrasie BIGIRIMANA coordinatrice du CUFORE a souligné que l’ULBU aura déposé son projet son projet avant la date limité du dépôt des projets.

2 thoughts on “La troisième réunion de mise en place de la Plateforme Entreprises-Universités”

  1. Étant donné que c’est l’État, à travers le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique qui autorise les programmes de formation, il serait judicieux de l’inclure dans cette Plateforme. En effet, les attentes des entreprises peuvent ne pas correspondre aux attentes du Gouvernement et dans ce cas, les Universités auront beau proposer des programmes de formation et ne pas avoir l’aval du Gouvernement parce que peut-être il n’y voit pas de l’importance ou la priorité. Donc l’élaboration des programmes de formation ne doit pas seulement se fonder sur les attentes des entreprises mais aussi à celles du Gouvernement.A cet effet, une situation de référence élaborée par les deux et où devraient se ressourcer les Universités lors de l’élaboration de leurs programmes de formation est indispensable.
    Autre chose, pour une bonne intégration des étudiants dans les entreprises, il faut que ces dernières soient toutes sensibilisées. Or, il s’est avéré que certaines entreprises dont notamment, celles de l’État refusent de donner des stages ou l’accès aux données de recherche aux étudiants lors de l’élaboration de leurs travaux de fin d’étude. Ici, nous pensons que l’Etat pourrait faire quelque chose.
    Merci de vos observations.

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